TAHITI

Samedi 19 juin 2010 6 19 /06 /2010 00:10

Du lundi 7 au Jeudi 10 juin dernier, j'étais de surveillance et de jury pour les épreuves professionnelles du CAP Art du Bois. Cinq candidats ont travaillés sur leur oeuvre pendant de longues heures...

La première épreuve consistait à réaliser un ornement à partir d'un modèle en plâtre.

Les élèves avaient 20 heures pour réaliser une feuille d'Acanthe.

P1110438La feuille d'acanthe est le décor caractéristique des chapiteaux de l'Ordre corinthien ; c'est aussi un des plus fréquents motifs des sculptures de l'art roman.

Pour mener à bien cette tâche, les élèves n'avaient qu'un établi et quelques outils leur permettant de travailer le bois dans la masse. Aucune machine pour les aider.

Le bois à partir duquel ils devaient réaliser cette pièce était du yaka, un bois éxotique très utilisé en Polynésie, notament en menuiserie.

 

La deuxième épreuve consistait à réaliser un modelage à partir d'un modèle fourni sous la forme d'un dessin.

Leur modelage devait être réalisé en 3D, en respectant une épaisseur maximale de 35 mm.

Pour cela, ils devaient utiliser de la glaise et la modeler manuellement pour qu'elle épouse la forme désirée.

Le motif, à représenter en 5 heures, était encore une feuille d'acanthe.

 

Ce fut donc l'occasion pour moi de découvrir cette formation que je ne connaissais pas, seule formation d'Art du Bois existant en Polynésie Française.

 

En parcourant l'album photo, vous pourrez y découvrir un magnifique travail réalisé par les élèves et de leur enseignant. Il s'agit d'une piroque Poynésienne réalisée entièrement à la main à l'échelle 1/10ème. Elle mesure tout de même 3,50 m de long.

 

http://www.les-breizh-iliens.com/album-1661233.html

 

P1110403

Par Famille DUBOIS - Publié dans : TAHITI - Communauté : Les Bretons de Tahiti
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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /2010 08:40

Dans un communiqué, le Haut Commissaire s'inquiète de la situation à l'aéroport de Tahiti-Faa'a, qui bloque 2500 personnes en instance de départ, tandis que 2000 personnes souhaitent regagner Tahiti. Pour le Haut Commissaire, "ces faits traduisent une atteinte excessive à la liberté de circulation, et il y a des risques de troubles à l’ordre public. Ainsi, les agents indispensables pour assurer le fonctionnement de la plate-forme aéroportuaire feront l’objet de réquisitions". Pour le Haut Commissaire, Adolphe Colrat, "l’interruption de l’ensemble des vols internationaux depuis 3 jours se traduit par la présence à Tahiti d’environ 2500 personnes en instance de départ, tandis qu’environ 2000 personnes souhaitent vainement regagner la Polynésie française.

La situation de fait ainsi créée se traduit à l’évidence par une atteinte excessive à la liberté de circulation, des préjudices anormaux au regard de la finalité du préavis de grève, des risques pour la sécurité des personnes (Evasan) et pourrait conduire, du fait de l’exaspération croissante des voyageurs, à des risques de troubles à l’ordre public. La cellule d’accueil téléphonique ouverte le samedi 12 juin à 15h reçoit de très nombreux appels de nos concitoyens ou de nos visiteurs étrangers qui décrivent souvent des situations de détresse, que rien ne peut justifier, et qu’aucun responsable ne peut accepter comme une fatalité : Evasan non assurées, étudiants polynésiens dans l’impossibilité de se rendre à leurs examens ou concours en métropole, situations de deuil familial, non-résidents dans l’incapacité d’assumer financièrement leur hébergement.

Compte tenu de la situation d’urgence ainsi créée et des drames humains qui risquent de se multiplier, et sans qu’il soit question d’interférer avec les négociations actuellement en cours entre le gouvernement de la Polynésie française et le Collectif pour la Paix, le Haut-Commissaire a demandé aux compagnies aériennes d’établir une programmation de vols correspondant à un service minimum afin de résoudre les situations les plus critiques et de rétablir un lien entre la Polynésie française et le reste du monde.

Les agents indispensables pour assurer le fonctionnement en mode dégradé de la plate-forme aéroportuaire dans le cadre de ce service minimum feront l’objet de réquisitions, adossées à un arrêté pris sur le fondement de l’article 166 de la loi organique de 2004 modifiée, qui permet au représentant de l’Etat de prendre, en cas d’urgence, les mesures qui s’imposent s’agissant de la sécurité de la population et du fonctionnement normal des services publics.

Le programme hebdomadaire permettant d’assurer un service minimum peut être opérationnel dès le lundi 14 juin 2010 en fin de journée.

 

Les vols ont donc repris aujourd'hui ... pour le plus grand bonheur de tous ...

Par Famille DUBOIS - Publié dans : TAHITI - Communauté : Les Bretons de Tahiti
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Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /2010 23:29

Dans le cadre du projet de construction d’un nouvel établissement pénitentiaire en Polynésie française, Adolphe Colrat, Haut-Commissaire de la République, et Jean-Pierre Weiss, directeur général de l’Agence publique pour l’immobilier de la justice, ont tenu, mercredi, une conférence de presse. Selon l'Etat, le nouveau centre de détention prévu à Papeari, devrait sortir de terre en 2015.

C'était l'Arlésienne polynésienne. Depuis 20 ans, le projet de construire un nouveau centre de détention dormait dans les cartons, faute de trouver un terrain adéquat susceptible d'accueillir un nouveau centre pénitentiaire... ceux étudiés ne convenant pas, ou faisant l'objet de revendications foncières. Suite au transfert d'un terrain de 10 hectares sis à Papeari sur la côte Ouest de Tahiti, appartenant au Ministère de la Défense qui sera cédé au Ministère de la Justice, le projet est sur la bonne voie.

Actuellement, la prison de Nuutania, à Faa'a, est surpeuplée. On compte 400 détenus pour 175 places à l'origine. Outre son manque de capacité à accueillir des prisonniers, celle-ci est vétuste et ne permet pas en l'état actuel l'exécution dans des conditions satisfaisantes des peines requises par la Justice.

 

Il faut savoir qu'actuellement, entre 600 à 800 personnes sont en attente d'effectuer leur peine, ce qui peut perturber les principaux concernés eux mêmes, ainsi que les citoyens qui pensent que l'administration pénitentiaire laisse vaquer à leurs occupations favorites de "dangereux criminels". Actuellement, quatre détenus bénéficient de bracelets électroniques, une centaine de bracelets sont attendus par l'administration que les détenus, en fin de peine ou de courte durée, se verront attribuer afin de désengorger Nuutania.

Le centre de détention de Papeari sera une prison moderne de 400 places. Celui-ci bénéficiera de cellules avec douche et sanitaires, d'équipements sportifs, de locaux de formations, d'activités, d'ateliers de travail et d'unités de soins. De plus, il comportera les locaux nécessaires pour l'accueil des familles, ainsi que des parloirs. Autre point positif, deux unités de vie familiale sont prévues afin que les détenus puissent passer quelques jours avec leurs proches. Cela représente une grande avancée pour les détenus dont la famille ne vit pas à Tahiti. Actuellement, les détenus de Nuutania ne peuvent passer qu'une heure ou deux avec leur famille, même si celle-ci vient d'un archipel éloigné.

 

Le calendrier envisagé pour la construction du centre de détention est édifié comme tel: 2010 : finalisation des études techniques et prise en compte des préoccupations de la concertation. 2011 : Consultation et choix des entreprises. 2012 : Achèvement des études et permis de construire. 2013 - 2015 : Chantier...

 

Quand on sait que les travaux de l'hopital du Taaone ont débuté en Janvier 2001 et qu'ils ne sont toujours pas terminés 9 ans après ... on imagine aisément que les voyoux ont encore de beaux jours devant eux ...

 

 

 

Par Famille DUBOIS - Publié dans : TAHITI - Communauté : Les Bretons de Tahiti
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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /2010 04:10
Le ministre du Tourisme Steeve Hamblin a présenté aux membres du CESC, mardi, sa stratégie en matière touristique pour relancer ce secteur en crise depuis plusieurs années. Le ministre a annoncé axer sa politique sur un tourisme durable, donnant ainsi à la Polynésie une image d'oasis au milieu du Pacifique.
"La Polynésie, le dernier jardin d'Eden", tel devrait être le nouveau concept de promotion de la Polynésie française, basé sur le tourisme durable, qui implique la population en tenant compte de notre environnement.
La Polynésie française dispose dans ce secteur d'un atout majeur qui consiste en son milieu naturel, plus développé et propice à ce type de tourisme que d'autres destinations ultramarines.
Pour développer ce créneau du jardin d'Eden, la communication se basera sur trois axes. "L'amour", qui est un argument qui - par le passé - a été bien vendu. Quant au "côté paisible" et à "l'environnement" de la Polynésie, ils ont été délaissé dans les campagnes de promotion précédentes.

Quant à l'éloignement de la Polynésie française des continents, toujours considéré comme un handicap, il pourrait devenir une qualité. "Nous sommes loin de toute pollution, nous sommes isolés au milieu du Pacifique et c'est un inconvénient qu'il faut transformer en avantage, en faisant de la Polynésie le nouvel oasis. Nous avons une carte exceptionnelle à jouer", a expliqué le ministre.


Encore une belle idée du gouvernement !
Même s'il est vrai que les îles de Polynésie sont merveilleuses, on ne peut pas en dire autant de TAHITI.

Il est vrai que nous sommes loin de toute pollution comme ils disent !
Il suffit de jeter un oeil dans les rivières pour constater que le Polynésien a une drôle d'idée du tri selectif :
A droite, les carcasses de voitures, motos et autres appareils électro-ménagers, et à gauche les sacs poubelles.
On peut d'ailleurs affiner ce tri sélectif dans le lagon après les forts orages ...
Vous n'imaginez même pas l'état des plages de TAHITI depuis les dernières inondations ...

Coté assainissement, ce n'est pas mal non plus : Très peu de stations d'épuration. Par conséquent, les eaux usées sont directement déverseées dans le lagon ...
Dans toute la zone urbaine de Tahiti, de Punaauia à Mahina, il n'existe qu'une seule station d'épuration : celle de Punaauia. Un peu juste pour une zone qui concentre plus de 100 000 résidents.
Je ne vous parle pas non plus du nombre exhorbitant de 4x4 sur la Polynésie... Tout le monde sait que c'est le véhicule environnemental par excellence !

Peut être que le gouvernement Polynésien est assez naïf pour penser que les touristes vont croire en leurs conneries.

J'espère qu'ils penseront à passer un petit coup de balai avant les championnats du monde de beach soccer !
http://www.tahitipresse.pf/wp-content/uploads/2007/03/033120072100271040071155109.jpg

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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 19:14

En métropole, vous avez Nico et Carla, mais en Polynésie, on ne s'ennuie pas non plus avec la politique !
Un changement de gouvernement tous les 6 mois, il n'y a qu'ici que l'on voit ça !

Et c'est reparti pour un tour !
Le nouvel élu (ou le futur ex) se nomme ... GASTON TONG SANG !
Il revient au "pouvoir" 6 mois seulement après s'être fait éjecter de son siège.
C'est pas beau tout ça ?

Remarquez, il avait le champ libre ... tous ces concurrents sont en prison !
Et c'est qui qui va bientôt repartir ???

Article provenant du quotidien "LA DEPECHE":

Après avoir longuement débattu dans l'hémicycle de l'assemblée de Polynésie, la motion de défiance déposée jeudi dernier par les groupes To Tatou Ai'a, Tahoeraa et Te Mana o te mau Motu a finalement été votée par 29 voix, soit la majorité absolue. Trois bulletins nuls et 24 bulletins contre (l'UPLD et Ia Ora te Fenua) ont en outre été comptabilisés. Le gouvernement Temaru tombe donc de fait et Gaston Tong Sang, candidat à la présidence du Pays, est déclaré élu à 13h18 ce mardi et entre immédiatement en fonction.



En étant adoptée de justesse par la majorité des élus de l'assemblée, mardi, la motion de défiance présentée par le Tahoera'a, le To Tatou Ai'a et le Te Mana O Te Mau Motu, a mis fin au gouvernement Temaru. Dans la foulée, Gaston Tong Sang a revêtu pour la troisième fois les habits de président de la Polynésie. Il dispose de cinq jours pour former son gouvernement.

C'est sans grande euphorie que les élus de la nouvelle majorité ont accueilli le renversement du gouvernement d'Oscar Temaru.  Les groupes Tahoera'a, To Tatou Ai'a et Te Mana O te mau Motu sont parvenus à réunir sous leur bannière 29 suffrages, soit la moitié des représentants de l'hémicycle plus une voix, chiffre minimum pour que la motion soit adoptée.

Lors de son allocution, le président délégué du Tahoera'a, Édouard Fritch, a rappelé les raisons qui ont conduit à cette union des trois groupes pour mettre fin à la mandature d'Oscar Temaru. Évoquant un président "qui s'est montré incapable de maintenir une simple cohésion gouvernementale", Édouard Fritch a déplacé le débat sur le clivage autonomie/indépendance qui, ces derniers mois, avait pourtant été mis de côté.

Il a ainsi estimé que le leitmotiv du chef de l'exécutif sortant, restait avant tout l'accession de la Polynésie à la pleine souveraineté : "Oscar Temaru mène toujours son seul et unique combat : faire disparaître les autonomistes, et le chaos politique fait partie de sa stratégie (…) Monsieur Temaru a peut être du charisme (…) mais il est tout sauf l'homme du consensus. Il est tout sauf l'homme de la situation. Il est l'homme de la division et de l'instabilité", a-t-il déclaré devant les représentants.

Des élus "déjà prêts le couteau dans la main"

Un sentiment partagé par Roseline Brodien, du groupe To Tatou Ai'a, pour qui "Oscar Temaru était vu comme le rassembleur" qui "avait tous les atouts pour réussir" alors qu'au final "rien ne s'est amélioré, tout s'est aggravé".

Du côté des alliés de l'ancienne majorité, on s'est en revanche offusqué de pareils propos, à l'image de Jean-Christophe Bouissou président du Rautahi, parti ouvertement autonomiste. "Ne nous parlez pas de votre programme, ne nous parlez pas du budget, ne nous parlez pas de l'avenir du pays. Vous vous en foutez", a-t-il lancé. Et celui-ci de s'interroger sur l'avenir de la nouvelle majorité qui dispose sur le papier de 29 voix et dont certains des membres seraient selon lui "déjà prêts le couteau dans la main" à défendre coûte que coûte leurs intérêts particuliers.

"De grâce, ne remettez pas de clientélisme"

Même son de cloche sur le banc du gouvernement sortant où se mêlaient des personnalités de diverses tendances politiques. Dans ce qui ressemblait à une oraison funèbre, chacun d'entre eux a dressé le bilan de son ministère et a remercié le président sortant pour la "liberté" de parole qu'il avait, selon eux, permis. Ils ont également adressé quelques "conseils" aux élus de la nouvelle majorité.

"J'espère que vous mettrez à la place de mon équipe des gens capables (…) si ce n'est pas le cas je vous en voudrai longtemps", a ainsi glissé la désormais ex ministre de la Solidarité, Armelle Merceron, ancienne élue Tahoera'a. "De grâce, ne remettez pas de clientélisme. C'est la pire des injustices", a-t-elle encore appelé de ses vœux, faisant notamment référence aux attributions de logements sociaux.

Frais de bouche et droit des peuples

Oscar Temaru est de son côté intervenu sur le terrain des "frais de fonctionnement de la présidence" pour expliquer, chiffres à l'appui, que son gouvernement avait moins coûté à la collectivité que ceux de ses prédécesseurs. Il est également revenu sur "le droit des peuples" à disposer d'eux-mêmes : "Je ne dis pas que c'est la panacée à tous nos maux. Nous devons avoir dans nos mains la maîtrise de notre destin", a-t-il conclu avant de quitter rapidement l'assemblée, sans un mot aux médias présents.

Gaston Tong Sang a dans la foulée été déclaré élu président de la Polynésie française, son nom ayant été couché sur le papier pour le poste lors du dépôt de la motion de défiance. Le nouveau chef de l'exécutif dispose désormais de cinq jours pour former son gouvernement. A l'heure actuelle, la nouvelle majorité compte 30 représentants, en comptant Gaston Flosse, en détention provisoire depuis le 9 novembre dernier.

Une majorité à combien?

Mais la chute de l'équipe Temaru fait "redescendre" dans l'hémicycle trois ex ministres, tous anciens cadres du Tahoera'a. Si Armelle Merceron a d'ores et déjà indiqué qu'elle ne se situerait pas dans le courant de la majorité, quid de Frédéric Riveta et de Teva Rohfritsch, respectivement ministre de l'Agriculture et ministre des Ressources de la mer ?

Le premier, maire de Rurutu aux Australes et qui avait été "mis en congés" du parti orange, a indiqué qu'il entendait se rendre auprès de ses administrés dont "dépendra" son "positionnement" à venir dans l'hémicycle. Quant à Teva Rohfritsch, qui lui, a démissionné du Tahoera'a, il n'a pas non plus donné pour l'heure son sentiment.

Gaston Tong Sang n'a toutefois pas écarté l'idée de faire entrer les deux hommes dans son futur gouvernement. La manœuvre permettrait en effet de maintenir leurs suppléants respectifs, acquis au Tahoera'a, sur les bancs de l'assemblée.

 

Par Famille DUBOIS - Publié dans : TAHITI - Communauté : Les Bretons de Tahiti
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